Al termine del colloquio il Diplomatico discendeva nella Basilica Vaticana: ricevuto da una delegazione del Capitolo, si recava dapprima nella Cappella del Santissimo Sacramento per un breve atto di adorazione; passava poi a venerare l'immagine della Beatissima Vergine e, quindi, la tomba di San Pietro.
Al termine della visita l'Ambasciatore prendeva congedo dalla delegazione del Capitolo, quindi, alla Porta della Preghiera, prima di lasciare la Basilica, si congedava dai dignitari che lo avevano accompagnato e faceva ritorno alla sua residenza.
Questo è il testo del discorso del Papa.
Monsieur l'Ambassadeur,
C'est avec joie que j'accueille Votre Excellence à l'occasion de la présentation des Lettres qui L'accréditent comme Envoyé Extraordinaire et Plénipotentiaire d'Haïti près le Saint-Siège, mission qui n'est d'ailleurs pas inconnue à Votre Excellence, puisqu'Elle a déjà exercé la même charge près du Siège Apostolique de 2002 à 2004.
Je vous suis reconnaissant de m'avoir transmis le message cordial que m'adresse Son Excellence Monsieur René Garcia Préval, Président de la République. En retour, je vous saurais gré de bien vouloir Lui exprimer mes voeux les meilleurs pour sa personne et pour tous les Haïtiens, leur souhaitant de pouvoir vivre dans la dignité et dans la sécurité et de constituer une société toujours plus juste et plus fraternelle. Monsieur l'Ambassadeur, en vous remerciant de vos paroles courtoises, je voudrais aussi faire mention de la prochaine célébration du cent-cinquantième anniversaire du Concordat entre le Saint-Siège et Haïti, le plus ancien en Amérique. A cette occasion, je me réjouis des fruits nombreux que ces Accords ont produits pour l'Eglise et pour la Nation, soulignant encore à ce propos qu'en Haïti la communauté catholique a toujours joui de l'estime des Autorités et de la population. Au cours des derniers mois, Excellence, votre pays a connu des catastrophes naturelles qui ont provoqué de graves dommages sur toute l'étendue du territoire national. Les nombreuses destructions causées par les ouragans dans le domaine de l'agriculture ont aggravé la situation déjà difficile de nombreuses familles. Je souhaite que la solidarité internationale à laquelle j'avais fait appel à plusieurs reprises l'an dernier continue à se manifester. En effet, il est nécessaire qu'en cette période particulièrement délicate de la vie nationale, la communauté internationale pose des signes concrets de soutien aux personnes qui sont dans le besoin. Par ailleurs, comme on le sait, au cours des dernières années, de nombreux Haïtiens ont quitté leur pays afin de chercher ailleurs des ressources pour faire vivre leurs familles. Aussi est-il souhaitable que, malgré les situations administratives parfois problématiques, des solutions rapides soient trouvées pour permettre à ces familles de vivre réunies.
Cette vulnérabilité de votre pays aux intempéries, parfois violentes, qui le frappent régulièrement, a aussi conduit à une meilleure prise de conscience de la nécessité de prendre soin de la création. Il y a en effet une sorte de parenté de l'homme avec la création qui doit le conduire à en respecter chaque réalité. La protection de l'environnement est un défi pour tous, car il s'agit de défendre et de valoriser un bien collectif, destiné à tous, responsabilité qui doit donc inciter les générations présentes à avoir le souci des générations à venir. L'exploitation inconsidérée des ressources de la création et ses conséquences, qui le plus souvent affectent gravement la vie des plus pauvres, ne pourront être affrontées efficacement que grâce à des choix politiques et économiques conformes à la dignité humaine ainsi qu'à une coopération internationale effective.
Cependant, dans votre pays les signes d'espérance ne manquent pas. Ils sont fondés notamment sur les valeurs humaines et chrétiennes qui existent dans la société haïtienne, comme le respect de la vie, l'attachement à la famille, le sens des responsabilités et surtout la foi en Dieu qui n'abandonne pas ceux qui se confient en Lui. L'attachement à ces valeurs permet d'éviter tant de maux qui menacent la vie sociale et familiale. Aussi, j'encourage vivement les efforts de tous ceux qui dans votre pays contribuent à développer la protection de la vie et à redonner à l'institution familiale toute son importance, en retrouvant notamment la valeur du mariage dans la vie sociale. En effet, "tout modèle de société qui entend servir le bien de l'homme ne peut pas faire abstraction du caractère central et de la responsabilité sociale de la famille" (Compendium de la Doctrine sociale de l'Eglise, n. 214). Dans cette perspective, il est indispensable de fournir un véritable soutien aux familles qui sont dans le besoin, et d'assurer une protection efficace aux femmes et aux enfants qui sont parfois victimes de violences, d'abandon ou d'injustice.
L'éducation des jeunes est aussi une priorité pour l'avenir de la Nation. Cette tâche est importante et urgente pour développer la qualité de la vie humaine, tant au niveau individuel que social. En effet, à la racine de la pauvreté se trouvent souvent diverses formes de privation culturelle. Dans ce domaine, l'Eglise catholique apporte une contribution notable, aussi bien par ses nombreuses institutions éducatives que par sa présence dans les régions rurales et éloignées, ou encore par la qualité de l'éducation et de la formation qu'apportent les écoles catholiques. Je me réjouis de savoir que ces institutions sont appréciées des Autorités comme de la population.
En cette heureuse occasion, Monsieur l'Ambassadeur, je voudrais aussi saluer chaleureusement la communauté catholique de votre pays qui, guidée par ses Evêques, témoigne généreusement de l'Evangile. Je l'encourage à poursuivre son service de la société haïtienne en étant toujours attentive aux nécessités des plus pauvres et en recherchant avec tous l'unité de la nation, dans la fraternité et la solidarité. Ainsi, est-elle un authentique signe d'espérance pour tous les Haïtiens.
Monsieur l'Ambassadeur, alors que commence votre noble mission de représenter votre pays auprès du Saint-Siège, je vous adresse mes voeux les plus cordiaux pour son heureuse réussite et je vous assure que vous trouverez toujours auprès de mes collaborateurs la compréhension et le soutien qui vous seront nécessaires!
Sur votre personne, sur votre famille, sur vos collaborateurs ainsi que sur le peuple haïtien tout entier et sur ses dirigeants, j'invoque de grand coeur l'abondance des Bénédictions divines.
E questa è una nostra traduzione italiana del discorso del Pontefice.
Signor Ambasciatore,
È con gioia che l'accolgo in occasione della presentazione delle Lettere che l'accreditano come Inviato Straordinario e Plenipotenziario di Haiti presso la Santa Sede, missione che d'altronde non le è sconosciuta, Eccellenza, poiché ha già svolto lo stesso incarico presso la Sede Apostolica dal 2002 al 2004.
Le sono riconoscente per avermi trasmesso il messaggio cordiale rivoltomi da Sua Eccellenza il signor René Garcia Préval, Presidente della Repubblica. In cambio, le sarei grato se potesse formulargli i miei voti migliori per la sua persona e per tutti gli haitiani, auspicando loro di poter vivere nella dignità e nella sicurezza e di costituire una società sempre più giusta e più fraterna. Signor Ambasciatore, nel ringraziarla per le sue cortesi parole, desidero anche ricordare la prossima celebrazione del centocinquantesimo anniversario del Concordato fra la Santa Sede e Haiti, il più antico in America. In questa occasione, mi rallegro dei frutti numerosi che tali accordi hanno prodotto per la Chiesa e per la nazione, sottolineando ancora a tale proposito che ad Haiti la comunità cattolica ha sempre goduto della stima delle Autorità e della popolazione.
Nel corso degli ultimi mesi, Eccellenza, il suo Paese ha conosciuto catastrofi naturali che hanno provocato gravi danni in tutto il territorio nazionale. Le numerose distruzioni causate dagli uragani nel campo dell'agricoltura hanno aggravato la situazione già difficile di molte famiglie. Auspico che la solidarietà internazionale, a cui ho fatto appello in diverse occasioni lo scorso anno, continui a manifestarsi. In effetti, è necessario che, in questo periodo particolarmente delicato della vita nazionale, la comunità internazionale dia segni concreti di sostegno alle persone che sono nel bisogno. Inoltre, come si sa, nel corso degli ultimi anni, molti haitiani hanno lasciato il Paese per cercare altrove risorse per far vivere le loro famiglie. È pertanto auspicabile che, nonostante le situazioni amministrative a volte problematiche, siano trovate soluzioni rapide per permettere a tali famiglie di vivere riunite.
Questa vulnerabilità del suo Paese alle intemperie, a volte violente, che lo colpiscono regolarmente, ha anche portato a una migliore presa di coscienza della necessità di prendersi cura del creato. Vi è in effetti una sorta di parentela dell'uomo con il creato che deve portarlo a rispettarne ogni realtà. La tutela dell'ambiente è una sfida per tutti, poiché si tratta di difendere e di valorizzare un bene collettivo, destinato a tutti, responsabilità che deve spingere le generazioni presenti a preoccuparsi per le generazioni future. Lo sfruttamento sconsiderato delle risorse del creato e le sue conseguenze, che più spesso ledono gravemente la vita dei più poveri, potranno essere affrontati solo grazie a scelte politiche ed economiche conformi alla dignità umana, e anche a una cooperazione internazionale effettiva.
Tuttavia, nel suo Paese non mancano i segni di speranza. Essi sono fondati in particolare sui valori umani e cristiani che esistono nella società haitiana, come il rispetto della vita, l'attaccamento alla famiglia, il senso delle responsabilità e soprattutto la fede in Dio che non abbandona quanti confidano in Lui. L'attaccamento a questi valori permette di evitare i tanti mali che minacciano la vita sociale e familiare. Incoraggio anche vivamente gli sforzi di tutti coloro che nel suo paese contribuiscono a sviluppare la protezione della vita e a ridare all'istituzione familiare tutta la sua importanza, ristabilendo in particolare il valore del matrimonio nella vita sociale. In effetti, "ogni modello sociale che intenda servire il bene dell'uomo non può prescindere dalla centralità e dalla responsabilità sociale della famiglia" (Compendio della Dottrina Sociale della Chiesa, n. 214). In questa prospettiva, è indispensabile fornire un reale sostegno alle famiglie che sono nel bisogno, e assicurare una protezione efficace alle donne e ai bambini che sono a volte vittime di violenze, di abbandono o d'ingiustizia.
L'educazione dei giovani è anch'essa una priorità per il futuro della Nazione. Questo compito è importante e urgente per sviluppare la qualità della vita umana, a livello sia individuale sia sociale. In effetti, alla base della povertà si trovano spesso diverse forme di privazione culturale. In questo campo, la Chiesa cattolica apporta un contributo notevole, sia attraverso le sue numerose istituzioni educative sia attraverso la sua presenza nelle regioni rurali e isolate, o anche mediante la qualità dell'educazione e della formazione che le scuole cattoliche offrono. Mi rallegro di sapere che queste istituzioni sono apprezzate sia dalle autorità sia dalla popolazione.
In questa lieta occasione, Signor Ambasciatore, desidero anche salutare calorosamente la comunità cattolica del suo Paese che, guidata dai suoi Vescovi, rende generosamente testimonianza del Vangelo. La incoraggio a proseguire il suo servizio alla società haitiana, restando sempre attenta ai bisogni dei più poveri e ricercando con tutti l'unità della nazione, nella fraternità e nella solidarietà. Così essa è un autentico segno di speranza per tutti gli haitiani.
Signor Ambasciatore, mentre comincia la sua nobile missione di rappresentare il suo Paese presso la Santa Sede, le formulo i miei voti più cordiali per il suo felice esito e l'assicuro che troverà sempre presso i miei collaboratori la comprensione e il sostegno che le saranno necessari!
Sulla sua persona, sulla sua famiglia, sui suoi collaboratori, così come sull'intero popolo haitiano e sui suoi dirigenti, invoco di tutto cuore l'abbondanza delle Benedizioni divine.
(©L'Osservatore Romano - 6-7 luglio 2009)